C‘est l‘architecture populaire, représentée surtout par des bâtiments paysans et agricoles et conservée jusqu‘à nos jours quelque part, qui témoigne le caractère unique et spécifi que de la région de Slovácko du sud.
Le bois provenant des forêts de la basse terre ne convenait par à construire des maisons et il n‘y avait pas de pierre. Au contraire, on pouvait toujours compter sur l‘abondance de terre à briques. C‘est pourquoi, jusqu‘à la période de la première guerre mondiale, les maisons étaient construites en briques crues, séchées sous le soleil. On les appelait les adobes, comme des poils de cochon étaient rajoutés dans le mélange de la terre et les balles. Le trait typique, c‘est-à-dire d‘anciens toits de chaume, souvent couverts de joubarbes utilisées comme la protection prétendue contre les éclairs, a été complètement remplacé par la couverture de toit rouge en terre cuite au cours du dernier siècle. Les façades des bâtiments donnaient sur la rue, attirant les passants par leurs petits jardins avec de riches parterres pittoresques de roses, dahlias, lis blancs, roses mauves, asters, romarins, menthes et sauges. La barrière traditionnelle en bois, produite en lattes sculptées et ornées, a aussi contribué au caractère populaire de la maison. Au milieu du petit jardin, il y avait (et il y a toujours quelque part) une courte ruelle menant à la porte où des petites vieilles à foulards s‘assoyaient sur des banc en bois placés sous une construction avec de la vigne grimpante. Néanmoins, ce qui attirait (et toujours attire) l‘attention le plus, c‘est la façade unique: un enduit en chaux blanc, renouvelé régulièrement et avec soin, un soubassement bleu, tout décoré avec goût et beaucoup d‘amour. En plus, la porte et les saillies maçonnées aussi jouaient un rôle important. Par l‘intermédiaire des couleurs et gammes d‘ornements végétaux, tout l‘art et habilité de décoration se concentrait ici. Le décor est devenu signe et réclame de la ménagère – maîtresse de la maison.
Excepté les maisons de famille, ce sont les bâtiments viticoles que représentent un élément important de l‘architecture populaire conservée jusqu‘à présent. Parmi eux, il faut mentionner des caves et pressoirs (appelés « búdy ») et surtout de petits objets sacraux comme des chapelles ou calvaires.
À Dolní Bojanovice, il faut visiter la maison de la région de Slovácko (muméro de maison 217), un site classé provenant du début du 19e siècle et reconstruit en forme actuelle environ 100 ans plus tard. L‘extérieur de la maison est dominé par la saillie typique de la région décorée d‘ornements à motifs végétaux (de petits pommes, tulipes ou raisins), peints par la décoratrice Hedvika Fukalíková. Depuis 1996, le bâtiment est administré par le club de musée local. Pendant la visite de l‘intérieur, on peut écouter le commentaire concernant la disposition originale et l‘équipement d‘une maison paysanne typique du 19e siècle et en même temps, on peur dé couvrir l‘histoire du costume et des coutumes populaires de la région. En plus, on peut aussi visiter un puits en briques, construit en 1901 et nouvellement découvert et rendu accessible. Le soi-disant « vieil appartement », la maison numéro 166 à Lužice, est enre gistré dans les archives pour la première fois en 1828, mais comme dit son nom, son histoire s‘étend jusqu‘à la moitié du 18e siècle. Pendant la période du logement obligatoire des troupes dans des villages individuels, le bâtiment servait de l‘environnement confortable pour les officiers impériaux et plus tard, il était utilisé pour différents besoins du villages. C‘était l‘activité du club de musée à Lužice qui l‘a sauvé de la démolition. En 2009, on a complété une reconstruction principale. À l‘intérieur de ce monument important de l‘architecture populaire, les visiteurs peuvent bénéficier non seulement d‘une exposition permanente concernant le logement su tournant du 19e et 20e siècles, suivie par une vaste collection d‘instruments et objets agricoles, mais aussi d‘expositions temporelles portant sur l‘histoire du village ou les coutumes régionales (la vendange, les festins, le Noël et le Pâques), accompagnées de manifestations de la production artisanale populaire.
Le bâtiment classé (numéro de maison 155) à Lanžhot est situé sur la place du village à côté de l‘église, et aujourd‘hui il sert comme un musée. Il offre aux visiteur l‘une des dernières possibilités de voir une maison paysanne bien entretepopulaire entretepopulaire dans la région de Podluží avec des meubles décorés uniques, le poutrage originel en bois et de nombreuses collections des vêtements populaires. Derrière la maison, il y a un grand corps agricole montrant des objets et instruments agricoles, terminé par un jardin – une arrière-cour. Ce qui attire l‘attention des visiteurs du village de Mikulčice, c‘est l‘image très pittoresque créée par la Chapelle Saint Roch, nouvellement restaurée et décorée d‘ornements de la région, avec un mur de cimetière restauré et une porte forgée et complétée par un groupe de bouleaux. La chapelle y a été construite en 1862, mais son histoire est beaucoup plus longue. La chapelle originelle se trouvait au 17e siècle au lieu du cimetière contemporain et elle a du céder à sa construction en 1786. D‘après une légende, elle a pris son nom pendant la période de faim et peste frappant la région. La légende raconte que c‘était le riche commerçant Roch, venant de Silésie lointaine qui a sauvé les habitants grâce à de nombreux chariot de blé et pain. Néanmoins, ce qui est plus vrais, c‘est la consécration au Saint Roch, patron de malades de choléra et peste. À présent, autour du 16 juin, une messe traditionnelle avec une grande procession a lieu près de la chapelle.
La montage de la vigne célèbre Nechory dans le village du Prušánky a prêté son nom au complexe de caves situés au bord des vignes en les séparant en partie haute et basse. Des cartes cadastrales confirment l‘existences de premiers bâtiments viticoles dans la deuxième moitié du 18e siècle. Au dernier siècle, c‘était surtout la région basse qui se développait jusqu‘à la forme variée d‘aujourd‘ hui, c‘est-à-dire un village avec une place et des rues et comprenant environs 400 caves et pressoirs. Grâce à leur valeurs, certaines caves ont été déclarées de monuments classés. En ce qui concerne l‘aspect artistique des bâtiment, il sort de la tradition locale – les murs blanchis, le mur d‘appui en couleurs et la décoration d‘ornements simples de la région. La construction la plus récente est marquée par des pressoirs en rangée avec un étage d‘habitation, utilisé pour les occasions sociales et commerciales. Le calvaire à Tvrdonice, un objet sacré du Baroque tardif, maintenant situé au milieu du village, a été construit par les habitants du villages comme une expression de remerciements pour la finde l‘épidémie de peste en 1760. La forme symbolise la Sainte Trinité et l‘appartenance à l‘architecture de la région est témoignée par le mur d‘appui bleu, les murs blanchis et la couverture céramique rouge. La peinture murale avec des ornements typiques – une grenade, un coeur et un oeillet – est un exemple de bon goût de l‘art populaire. La décoration en couleurs est régulièrement renouvelée avant les Fêtes ethnographiques de la chanson et danse tenues en juin. Dans les niches latérales du calvaire, il y a des tableaux peints à l‘huile sur la tôle: celle de Saint Florian comme protecteur contre les incendies et celle de Saint Vendelín, patron de gardeurs de bétail. La peinture de la Vierge Marie de Šaštín ressemble un lieu de pèlerinage en Slovakie.







